Une ville verte et fleurie

Dès 1993, la commune a participé au concours des villes fleuries, et dès la première année, Bresles obtient la deuxième place. Avec l’augmentation du nombre de parterres, 32 en 1994, la ville arrive première au concours départemental ainsi qu’au concours régional. C’est également cette année-là qu’elle obtient sa première fleur. Une première victoire qui sera suivie de bien d’autres :

1995 : première au concours régional et deuxième fleur

1996 : première place au concours régional et troisième fleur.

2000 : première place  au concours départemental du fleurissement de la façade de la mairie et deuxième au concours sur le thème de l’an 2000.

2004 : prix départemental pour le concours de la façade de mairie fleurie.

2015 : La troisième fleur orne toujours fièrement les panneaux de notre ville. Le jury est pointilleux, mais la qualité du travail de nos équipe a une nouvelle fois été reconnue : BRAVO à l’équipe du fleurissement pour sa passion du travail bien fait et sa volonté de rendre Bresles toujours plus accueillante !

 

 

Les zones vertes

Promenades :

  • Forêt de Hez à 7 km
  • Etang
  • Aire de repos « le Bélier » (direction l'étang)
  • Marais
  • Quesnoy (sortie de Bresles direction Bailleul-sur-thérain)
  • Mont César (sortie de Bresles direction Froidmont)

Du Palais d'Eté à l'Hôtel de Ville

Gravure

Une résidence, aussi prestigieuse soit-elle, se transforme au cours des ans. Le château qui a près d'un millénaire, n'a plus grand chose à voir avec ce qu'il était en 1013 où Bresles devint propriété de l'évêché de Beauvais, l'évêque prenant le titre de comte de Beauvais. 
Ainsi, en 1212, dans l'insécurité résultant du régime féodal, Philippe de Dreux, cinquante-septième évêque de Beauvais, célèbre à la guerre, compagnon de Philippe-Auguste, fait transformer sa maison de plaisance de Bresles en château fort, avec fossés remplis d'eau et donjon. Une partie sera ruinée bientôt par la comtesse Catherine de Clermont et son allié le comte de Danmartin. En 1214, Philippe de Dreux fit réparer sa forteresse, non sans avoir rasé, pour se venger, celle que la comtesse de Clermont avait érigée en 1187 à La Neuville-en-Hez. 
Pendant la longue période où les rois de France luttent à l'intérieur pour asseoir leur autorité, le château fort n'est pas épargné, les évêques,  soutenant le plus souvent leur souverain (l'exception la plus célèbre sera Pierre Cauchon qui dirigea le procès de Jeanne d'Arc en 1431). 
A la fin de la guerre de Cent ans (1453) le château est en ruine. 

Avec la défaite et la mort de Charles le Téméraire (1477) et le traité d'Arras (1482) rattachant la Bourgogne à la France, le calme revient. En 1498, l'évêque Louis de Villers fait reconstruire le château. Celui-ci est encore défensif, bien qu'agrémenté d'un parc, de pièces d'eau, d'un jardin. Ses successeurs continueront son oeuvre. Pendant ce début de la Renaissance ils bénéficient à Bresles d'une résidence agréable. 
Malheureusement, les troubles reprennent avec les guerres de religion. L'évêque Odet de Châtillon, qui avait fait du château un palais et un haut lieu de culture, adopte le protestantisme. Il est destitué en 1568 et remplacé par Charles de Bourbon puis par Nicolas Fumée qui sera bientôt trouvé trop tiède par les Ligueurs commandant Beauvais (la Ligue était menée par des nobles catholiques s'opposant à la venue d'Henri IV le protestant au trône ; Nicolas Godin, maire de Beauvais, était un de leurs chauds partisans). Nicolas Fumée se retire à Bresles où il reçoit Henri IV en 1589. Cependant les Ligueurs ne désarment pas. Le 19 novembre 1590, ils investissent le château, le pillent ainsi que le village, et emprisonnent l'évêque. Le 5 janvier 1591 Bresles est repris par Lanoue pour Henri IV. Une première fois repoussés le 6 mars, les Ligueurs reprennent la forteresse le 24 octobre 1591. Mais le commandant de Gerberoy pour Henri IV est fait prisonnier par les Ligueurs. Pour sa libération, ceux-ci exigent le démantèlement des forteresses de Gerberoy, Ons-en-Bray et Bresles. Henri IV accepte, et le 28 octobre 1592, l'envoyé de Beauvais à Bresles rapporte que les fossés, les retranchements sont comblés, les ponts levis, les tours, abattus, et que la garnison est partie à Mouy avec ses canons. C'est la fin de la forteresse. Le 5 novembre 1592, le commandant de Gerberoy est libéré. Le château est aussitôt restauré. 
Pendant la "guerre de Trente Ans" (1619-1648), le nord est menacé. En 1634 on tente de redresser la forteresse. En 1636 les Espagnols ravagent la Picardie... et Bresles.

Le temps des châteaux forts est désormais révolu. Le cardinal de Forbin-Janson, de 1699 à 1708, fait aménager un véritable château de plaisance : les restes des fortifications et le pont-levis sont démolis, un corps de logis est élevé le long de l'église, à la suite du pavillon central, pour communiquer du château à l'aile ancienne. Des travaux seront cependant nécessaires en février 1715, quand la fonte des neiges et de fortes pluies endommageront le château et ses dépendances, inonderont le bas du village, et détruiront des habitations. En 1779, la toiture sera refaite avec de l'ardoise et deux frontons seront construits, l'un donnant sur le parc, l'autre sur la cour. 
Quand la Révolution arrive, le château est une riche demeure qui ne porte pas de traces visibles des constructions les plus anciennes car le chapitre de Beauvais, propriétaire des locaux, ne se souciait pas plus que ses contemporains de la conservation du patrimoine historique. 
L'Assemblée Constituante ayant décrété la nationalisation des biens du clergé, le château sera vendu en plusieurs lots en 1791 à des particuliers. Les meubles sont dispersés et des matériaux de l'aile, datant du XVIème siècle, revendus. En 1799, l'aile ouest dominant la rue de la Chaussée est louée pour l'installation de la brigade de gendarmerie, qui y restera jusqu'en 1964 ! 

Mais les services municipaux sont à l'étroit dans les locaux de l'ancien four banal. Aussi le Conseil Municipal rachète-t-il, en 1807, la totalité des bâtiments. Il fait raser, en 1808, la construction le long de l'église, l'aile Est qui est en ruine, et creuser la place de l'église, puis abattre en 1819 les deux tourelles ouest, inutiles et dangereuses. De 1819 à 1820, entre le porche d'entrée et la partie restante du château, est construite "l'école des petits enfants" (la conciergerie actuelle). L'école des filles se trouvait alors à côté de ce qui deviendra, en 1885, l'hospice (maison de retraite). A cette époque le château hébergeait la mairie, le presbytère, les logements de l'instituteur et du secrétaire de mairie et les écoles ! Vers 1850, des escaliers seront installés pour faciliter les différents usages. Il faudra attendre 1983, et la restauration de l'aile ouest (bâtiment des quinze croisées), rue de la chaussée, pour que les gros travaux recommencent. 
En octobre 1998 les services de la mairie peuvent s'installer dans des locaux spacieux, fonctionnels, accueillants et confortables, bien que la totalité du bâtiment n'ait pas été restaurée, faute de moyens financiers. Les boiseries, classées par les Monuments historiques n'ont été réinstallées que dans la salle des mariages. La chambre de l'évêque avec sa belle alcôve et la petite bibliothèque au plancher soleil sont en attente de restauration, ainsi que l'entresol. Tel qu'il est, notre hôtel de ville fait déjà l'admiration de ses visiteurs. 
La résidence épiscopale aura mis 985 ans pour devenir maison commune et hôtel de ville.